Ce qui tombe vraiment

Ce qui est sanctionné aujourd'hui est ce que l'AI Act codifie demain

Pas de scénarios, pas de montants brandis : les articles réellement retenus par la formation restreinte de la CNIL, lus dans le texte des décisions. Sécurité, notification de violation, durées de conservation, droit d'accès — c'est mot pour mot la liste qu'on vous demande de tenir.

Cherché dans le fonds CNIL le 25 août 2026 : aucune sanction française n'est à ce jour fondée sur l'AI Act. C'est un fait, et c'est le sujet de cette page — ce qui tombe aujourd'hui tombe sur le RGPD, et le RGPD demande déjà ce que l'AI Act formalisera. Il n'y a donc rien à attendre : le travail est le même, il a juste commencé plus tôt qu'on ne le croit.

mesure correctrice21 juillet 2026· un établissement de santé privé

Retenus comme manquements : art. 32 · art. 34

Sécurité (art. 32) et information des personnes après une violation (art. 34). Ce qui est reproché n'est pas une faille exotique : une authentification sans second facteur sur l'accès au dossier patient, des habilitations qui ne cloisonnent pas par équipe de soins, et aucune détection d'activité anormale en temps réel — autrement dit, un compte compromis suffisait à voir bien au-delà de ce que son porteur avait à connaître. C'est exactement la question que pose l'article 15 de l'AI Act à tout système à haut risque : qui accède à quoi, et qu'est-ce qui le remarque quand l'accès devient anormal. L'article 34 ajoute la partie qu'on oublie : la violation a touché des personnes qui n'étaient pas les patients, et elles n'ont pas été informées. Le périmètre d'une notification se mesure aux personnes concernées, jamais à la catégorie d'usagers qu'on a en tête.

Lire la décision SAN-2026-009 sur Légifrance
injonction4 mars 2026· une entreprise

Retenus comme manquements : art. 5 · art. 6 · art. 15

Licéité (art. 6), principes (art. 5), droit d'accès (art. 15). L'article 15 est celui qu'on sous-estime : il oblige à répondre à « quelles données avez-vous sur moi, et d'où viennent-elles ». Une base enrichie automatiquement ne sait pas répondre si personne n'a tracé l'origine de chaque champ — et c'est une mesure d'injonction qui l'a rappelé ici, pas une amende.

Lire la décision SAN-2026-004 sur Légifrance
sanction pécuniaire22 janvier 2026· une entreprise

Retenus comme manquements : art. 32

Un seul article retenu : la sécurité des données (art. 32). Pas une politique mal rédigée, pas un formulaire — la protection effective de ce qu'on détient. C'est l'exigence que l'AI Act reprend pour les systèmes à haut risque, et la première que déplace un agent connecté à vos outils : il élargit la surface sans qu'on redimensionne la protection.

Lire la décision SAN-2026-003 sur Légifrance
sanction pécuniaire8 janvier 2026· une entreprise

Retenus comme manquements : art. 32 · art. 33 · art. 34

Sécurité (art. 32), notification à l'autorité (art. 33), information des personnes (art. 34). Les trois temps d'une violation de données — et les deux derniers se jouent en 72 heures, sur des procédures que personne n'écrit avant d'en avoir besoin. Savoir qui prévient qui, et dans quel ordre, est un livrable, pas une intention.

Lire la décision SAN-2026-002 sur Légifrance
sanction pécuniaire8 janvier 2026· une entreprise

Retenus comme manquements : art. 5 · art. 32 · art. 33 · art. 34

Les trois mêmes, plus l'article 5 : les principes. Conserver au-delà du nécessaire est un manquement à part entière — et c'est exactement ce que produit une chaîne IA qui garde « au cas où » chaque trace de conversation, chaque embedding, chaque log de prompt. La durée de conservation d'un index vectoriel est une décision, même quand personne ne l'a prise.

Lire la décision SAN-2026-001 sur Légifrance
sanction pécuniaire22 décembre 2025· une entreprise

Retenus comme manquements : art. 32

L'article 32, encore, et seul. Deux décisions sur la sécurité en moins de deux mois : ce n'est pas le sujet exotique du RGPD, c'est son sujet le plus fréquent.

Lire la décision SAN-2025-015 sur Légifrance
sanction pécuniaire18 septembre 2025· une entreprise

Retenus comme manquements : art. 5 · art. 33 · art. 38

Principes (art. 5), notification de violation (art. 33) et — celui-là est rare — l'article 38 sur la position du délégué à la protection des données. Il exige que le DPO soit associé « en temps utile » aux décisions. Autrement dit : le consulter après avoir déployé n'est pas le consulter.

Lire la décision SAN-2025-008 sur Légifrance

Nous publions 7 décisions sur 181 collectées le 9 septembre 2026 — une décision n'est mise en ligne ici qu'accompagnée de sa lecture, écrite à la main. Le reste attend. Ni les montants ni les noms ne figurent sur cette page : ils sont dans la décision, chez Légifrance, à un clic.